Vincent a cinq ans

La vie n'a pas de prix

Souffrant de maux de ventre insupportables, Vincent n’avait que deux ans lorsque sa mère l’a emmené à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Rien au monde n’aurait pu la préparer à la suite des événements. En moins de dix minutes, son fils unique subissait de nombreux examens. Après avoir passé la nuit à l’Hôpital, elle a été informée que Vincent était atteint d’un cancer au foie très rare et que la maladie était à un stade très avancé : la tumeur avait atteint la taille d’un ballon de football et le cancer s’était déjà propagé dans ses poumons.

Du jour au lendemain, leur vie a basculé. « En quelques jours à peine, on a été emporté dans un tout autre univers », se souvient-elle. Les mois suivants ont été particulièrement difficiles, Vincent effectuait de fréquents séjours à l’hôpital, dont plusieurs périodes d’isolement complet.

Vincent, placé en isolement, subit une chimiothérapie très efficace au début, mais en juin, la tumeur a encore grossi. L’opération est inévitable et périlleuse. Il faut extraire 80 % de son foie. Le Dr Jean-Martin Laberge fait l’intervention. Il raconte : « C’était très risqué d’amputer si largement un organe vital comme le foie. Mais vu l’âge de Vincent, nous comptions sur une régénération des cellules et un retour progressif de l’organe à sa taille normale. »

La jeune mère monoparentale ne devait pas seulement composer avec le stress de s’occuper d’un enfant gravement malade, mais elle devait faire face à un fardeau financier imprévu. Étant seule pour s’occuper de son fils, elle ne pouvait le délaisser pour aller travailler. Plus encore, les frais non couverts par l’assurance maladie se sont multipliés.

Heureusement, elle a pu bénéficier de l’aide du Fonds Tiny Tim. Chaque année, la générosité des donateurs permet au Fonds d’aider financièrement des familles dans le besoin préoccupées par la santé de leur enfant malade. La mère de Vincent n’a plus eu à se soucier des frais de repas ou de stationnement pendant les traitements de son fils. L’aide obtenue grâce à ce Fonds l’a également permis de payer les médicaments d’ordonnance dont Vincent avait besoin. « À l’époque, cela a fait toute la différence du monde pour moi, explique-t-elle. J’ai pu arrêter de m’en faire à propos de mes finances et consacrer toute mon attention à Vincent. »

La jeune famille a passé près d’un an à faire la navette entre la maison et le Children, alors que Vincent subissait une importante chirurgie et des traitements de chimiothérapie. Aujourd’hui âgé de cinq ans, il est actuellement en rémission et la vie de famille reprend tranquillement son cours. Vincent est à la maternelle, et il est très excité à l’idée de devenir grand frère. En effet, sa mère est enceinte et respire le bonheur.

« Il y a eu des moments où j’étais certaine que Vincent n’atteindrait pas ses trois ans. Je n’arrive pas à croire qu’il va bientôt entrer à l’école en même temps que les autres jeunes de son âge », dit-elle en refoulant quelques sanglots. « Pendant la première année de sa maladie, je n’avais même pas la force de pleurer. Maintenant, j’ai peine à me retenir quand je pense à mon Vincent et à son courage. »

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