Un geste redonne l’espoir

Je m'appelle Cédrik. J'ai 14 ans et je suis en secondaire 2 au Collège Sainte-Anne de Lachine. J'aime faire du snowboard, manger de la pizza et jouer à des jeux vidéo sur ma Xbox. J'ai choisi de raconter mon histoire pour aider des enfants comme moi qui luttent contre le cancer ou d'autres maladies.

Le 9 février 2011, ma mère m'a emmené à l'hôpital parce que ma vessie était obstruée. J’avais très mal. Ils ont débloqué ma vessie, mais ça faisait encore mal. Les médecins m'ont fait passer une échographie et ont décidé de m'envoyer immédiatement à l'Hôpital de Montréal pour enfants. Je ne savais pas ce qui causait la douleur et j'avais très peur.

Une fois au Children, j'ai appris que j'avais une tumeur sur mon rein gauche. On m'a fait passer un scan et plusieurs autres tests, et j'ai été opéré d'urgence le lendemain matin. Il y avait des psychologues pour m'aider à faire face à ce diagnostic de cancer.

Une semaine plus tard, je subissais une autre opération pour enlever mon appendice. J'ai commencé des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Au cours des mois suivants, j'ai passé beaucoup de temps à l'hôpital. Je me sentais tellement malade au début que je ne voulais pas quitter mon lit. Je restais dans ma chambre et j'ai dû regarder au moins 200 films. Je ne voulais pas manger, ni boire, ni prendre mes pilules, ni parler à qui que ce soit. J'ai perdu 25 livres et je refusais de voir mon père et ma mère parce que je pensais que ça les rendrait tristes de voir à quel point j'avais changé.

Un jour, une éducatrice s'est présentée dans ma chambre et m'a obligé à me lever et à marcher. Elle m'a emmené à la salle de jeu au huitième étage et pour la première fois, j'ai rencontré d'autres enfants atteints du cancer. Je me suis fait des amis et c'est là que j'ai décidé de sortir de ma chambre et de parler aux gens. Ça m'a aidé à me sentir mieux. Difficile à croire, mais j'ai même commencé à me considérer chanceux. J'ai vu d'autres enfants qui étaient encore plus malades que moi — des enfants qui avaient un cancer des os, la leucémie, une tumeur au cerveau. Un des amis que je me suis fait était trop malade pour sortir de sa chambre. On devait se parler au moyen d'un téléphone sur le mur et on se voyait à travers la fenêtre de sa chambre. Il est décédé peu de temps après. Il me manque beaucoup et il m'arrive parfois de pleurer lorsque je pense à lui.

J'ai fini ma chimiothérapie le 24 août et j'ai alors dit à ma mère que j'aimerais faire quelque chose un jour, lorsque je serai un adulte, pour aider les enfants malades. Lorsque j'ai repris mes cours graduellement, j'ai convaincu mes camarades de classe d'organiser une activité pour aider la Fondation. C'était merveilleux! Nous avons amassé plus de 2 000 $ et j'ai reçu un appel de la Fondation qui me proposait d'être le porte-parole de l'édition 2012 de Pédalez pour les enfants, une activité de collecte de fonds importante qui a lieu au mois de juin. J'ai accepté sur-le-champ. Ma chance d'aider les autres s'était présentée plus vite que je ne l'avais prévu.

J'étais prêt à retourner à l'école à temps plein cet hiver lorsque j'ai reçu une très mauvaise nouvelle. Un scan montrait des lésions dans mes poumons et les lésions progressent. Après avoir été en rémission pendant plusieurs mois, je dois maintenant faire face à un autre six mois de chimiothérapie. J'ai pleuré lorsque j'ai appris la nouvelle, mais je l'ai acceptée. Je suis beaucoup plus fort qu'il y a un an; j'ai appris à quel point il est important de garder espoir.

Étant donné que les lésions ont été détectées à un stade précoce, le traitement ne sera pas aussi agressif que la première fois. Je veux continuer à aller à l'école, au moins à temps partiel, et continuer à aider la Fondation lorsque je le peux. Je vais demander à mes amis à l'école de m'appuyer en amassant de l'argent pour Pédalez pour les enfants.

Merci d'appuyer la Fondation. J'ai vu la différence que vos dons ont faite pour le département d'oncologie. Alors que je me prépare à passer encore du temps au Children, je suis bien content de savoir que je peux compter sur l'appui d'un si grand nombre de personnes; cela me donne de la force et surtout, de l'espoir.

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l’Hôpital de Montréal pour Enfants

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