Voici nos récipiendaires des Bourses Desjardins de la relève scientifique en santé de l'enfant :

Dr Bahaaeldin Abdrabo

Dr Abdrabo est un neurochirurgien originaire d’Alexandrie, en Égypte. Il a obtenu son diplôme de chirurgie de l’École de médecine d’Alexandrie en 1998 et son M.D.-Ph.D. en neurochirurgie/neurosciences de l’Université Ain Shams du Caire en 2007. Cette même année, le Dr Abdrabo s’est joint à la Faculté de médecine de l’Université Menofyia en tant que chargé d’enseignement (professeur agrégé) de neurochirurgie. Tout au long de sa carrière, le Dr Abdrabo a acquis une expérience en chirurgie pédiatrique avec la neurochirurgie guidée par IRM, la chirurgie de l’épilepsie, la neurochirurgie endoscopique, les tumeurs du tronc cérébral, les lésions neurochirurgicales et les blessures à la tête. De 2006 à 2007, il était formateur en neuroscience clinique à l’École de médecine de Birmingham. Dr Abdrabo est venu à l’Hôpital de Montréal pour enfants en tant que fellow du département de neurochirurgie. Il assiste le Dr Farmer, chirurgien en chef, dans ses recherches en neurochirurgie et il poursuit ses études à l’Université McGill.

Kelly Benisty

Kelly Benisty a obtenu son baccalauréat ès sciences en kinésiologie à l’Université McGill en 2013. Elle s’est distinguée en recevant plusieurs prix académiques, notamment la bourse d’études Mitchell Karper et le prix Adriano Tassone en 2012, et la bourse d’admission en médecine expérimentale en 2013. Elle est présentement en voie de terminer sa maîtrise ès sciences à l’Université McGill. La bourse d’études de Mme Benisty servira à financer son projet de recherche intitulé Les conséquences à long terme sur la fonction rénale chez des enfants gravement malades avec et ou sans insuffisance rénale aiguë. Comme il n’existe aucune preuve que l’insuffisance rénale aiguë conduit à des lésions rénales chroniques, la plupart des enfants ne sont pas suivis après leur sortie de l’hôpital pour surveiller leur fonction rénale. Grâce à cette recherche, Mme Benisty espère mieux comprendre la nécessité d’un suivi si l’on soupçonne que les enfants sont plus à risque de souffrir de troubles rénaux ou cardiaques à long terme. Dr Michael Zappitelli, M.D., M. Sc., Directeur du programme de dialyse et d’aphérèse du département de néphrologie pédiatrique, supervisera le projet.

Kyle Dickinson

Kyle Dickinson a obtenu son baccalauréat ès sciences avec spécialisation en biologie humaine et pharmacologie à l’Université de Toronto en 2013. La même année, il a reçu la bourse d’excellence (2e et 3e cycles) en médecine expérimentale et la bourse de recrutement Max Stern de l’Université McGill. Le projet de recherche de M. Dickinson s’intitule: Comprendre le rôle de Wilms Tumour 1 (WT1) dans le processus de différenciation du rein embryonnaire. La tumeur de Wilms est un cancer du rein qui touche principalement les enfants. M. Dickinson indique qu’une forme héréditaire de la tumeur de Wilms a été identifiée comme étant causée par deux mutations dans le gène qui encode la protéine WT1. Une mutation provient d’un parent, et l’autre est une mutation aléatoire qui survient au cours du développement rénal et qui peut provoquer la présence de cellules souches bloquées dans un cycle de prolifération et une accumulation dans le rein en développement, ce qui entraîne la formation de tumeurs. Par conséquent, ce projet de recherche vise à clarifier le rôle de la protéine dans le rein en développement. Ces travaux sont supervisés par le Dr Paul Goodyer, M.D., néphrologue pédiatrique et chercheur à l’Institut de recherche de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Marie-Lyne Fillion

Marie-Lyne Fillion a obtenu un baccalauréat ès sciences en biologie (avec distinction) à l’Université McGill en 2012. Cette même année, elle a reçu une bourse pour participer au 53rd Annual Short Course on Medical and Experimental Mammalian Genetics, et un prix pour son projet de recherche sur le reflux vésico-urétéral. Elle a poursuivi avec succès une maîtrise en génétique humaine et a reçu une bourse de stagiaire de recherche à l’Institut de recherche de l’Hôpital de Montréal pour enfants. Le projet de recherche de Marie-Lyne Fillion s’intitule Analyse génétique et phénotypique du reflux vésico-urétéral chez la souris. Le reflux vésico-urétéral est le mouvement rétrograde de l’urine de la vessie vers les reins. Cela est causé par une malformation congénitale dans la jonction de l’uretère et de la vessie pouvant susciter une prédisposition aux infections des voies urinaires ou à l’insuffisance rénale. La Dre Indra Gupta, M.D., FRCPC, néphrologue pédiatrique, supervisera le projet de recherche à l’Institut de recherche de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Dre Nancy Lévesque, PhD

Dre Lévesque a obtenu une maîtrise en microbiologie-biologie moléculaire et un doctorat en génétique de l’Université de la Colombie-Britannique en 2013. Tout au long de ses études, la Dre Lévesque a mené plusieurs projets de recherche en biologie moléculaire et en génétique, renforçant ses connaissances dans le domaine. En 2012, elle a reçu une bourse de stagiaire de l’Institut de recherche du CUSM, l’une des nombreuses distinctions qu’elle a reçues tout au long de ses études. Dans le cadre du projet qu’elle présente au concours de bourses Desjardins, la Dre Lévesque étudie l’impact des perturbations dans le métabolisme du folate sur la cancérogenèse colorectale. Le projet englobe deux projets plus petits visant d’abord à déterminer si le diagnostic ou le pronostic précoce d’un cancer colorectal est possible par l’examen du statut de méthylation des gènes candidats dans la muqueuse du côlon humain normal et dans le sang de patients atteints d’un cancer colorectal. Des gènes de souris et d’humains provenant d’études de profilage seront comparés afin de déterminer s’il ya une signature épigénétique qui peut aider au diagnostic précoce du cancer colorectal. La deuxième partie de la recherche se concentrera sur le profilage d’expression génétique pour comprendre la différence dans la croissance tumorale due à une mutation ou au sexe, et identifier des gènes candidats impliqués dans le cancer colorectal qui pourraient devenir de nouvelles cibles thérapeutiques. Dre Lévesque sera supervisée par la Dre Rima Rozen, Ph.D., chercheure, service de génétique médicale à l’Institut de recherche de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Dre Joanna Merckx, M.D.

Dre Merckx a de nombreuses années d’expérience en recherche et dans le domaine médical. En 2000, elle a reçu le titre de docteur en médecine et a poursuivi des études postdoctorales portant sur les maladies tropicales, avec une spécialisation en pédiatrie et une sous-spécialisation en maladies infectieuses pédiatriques. Au cours de sa scolarité, elle a reçu plusieurs bourses, dont la bourse de recherche clinique Alan Ross en 2012, une bourse de voyage pour stagiaires de San Francisco en 2013, et une bourse pour participer au Walter Marget Workshop de la Société européenne des maladies infectieuses pédiatriques en 2014. Dre Merckx étudie actuellement La sécurité et l'immunogénicité du vaccin antirotavirus chez les nourrissons admis à l’USIN. L’infection à rotavirus est l’une des principales causes d’hospitalisation pour gastro-entérite sévère chez les enfants dans les pays développés. La première dose de vaccin doit être administrée avant la 15e semaine de vie. Cependant, de nombreux nouveau-nés prématurés risquent de ne pas recevoir leur vaccination contre le rotavirus car ils reçoivent leur congé après avoir passé l’âge limite pour la vaccination. Ce projet sera supervisé par la Dre Caroline Quach, M.D., M. Sc., FRCPC, infectiologue pédiatrique et microbiologiste médicale à l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Dre Namrata Varma, MD

Dre Varma a terminé ses études de médecine au Collège de médecine ostéopathique de l’Université Touro et a été résidente en otolaryngologie et en chirurgie plastique faciale à l’Hôpital McLaren Macomb de l’Université d’État du Michigan. Dre Varma est actuellement fellow en otolaryngologie pédiatrique et chirurgie plastique faciale - chirurgie cervico-faciale à l’Université McGill. Elle mène un projet de recherche qui suggère une analyse rétrospective des données d’implantation de prothèses auditives à ancrage osseux (BAHA) en pédiatrie pour valider la nouvelle tendance dans la littérature à utiliser une approche à une étape pour effectuer cette chirurgie plutôt que l’approche en deux temps actuelle. Sa deuxième étude est une enquête auprès des étudiants en médecine de partout au Canada afin d’évaluer leur perception de la compétitivité de l’otolaryngologie et son impact sur les étudiants en médecine qui postulent et sur le programme de résidence. La troisième étude du Dre Varma est une étude multipartite fondée sur les données de la présentation et de la gestion des patients souffrant de pathologies de l’oreille, du nez et de la gorge liées à la dyskinésie ciliaire primitive, une maladie rare qui affecte les minuscules structures ressemblant à des cheveux qui tapissent les voies respiratoires et qui n’arrivent plus à en faire sortir les bactéries. La Dre Varma espère que ses travaux serviront de point de départ à l’établissement d’un protocole de traitement pour les patients atteints de cette condition.

Laura Whidden

Laura Whidden a terminé son baccalauréat ès sciences (avec distinction) à l’Université de Western Ontario avec un double majeur en pharmacologie et génétique. Au cours des quatre dernières années, Laura s’est distinguée en recevant, entre autres, une bourse d’études du Réseau Québécois en Reproduction ainsi qu’une bourse de recrutement (2e et 3e cycles) du département de pharmacologie et thérapeutique de l’Université McGill qu’elle s’est méritée à deux reprises. Le projet de recherche de Laura s’intitule Les effets combinés de la carence en ADN méthyltransférase, de la superovulation et de la culture d’embryons sur les patrons épigénétiques de la progéniture. Certaines préoccupations ont été soulevées par des études récentes qui ont lié l’utilisation des technologies de reproduction assistée pour contrer l’infertilité avec certaines maladies de croissance et autres affections liées à des désordres de l’empreinte génomique chez les enfants. En d’autres termes, le projet cherche à déterminer comment les facteurs qui régulent l’ADN dans des embryons de pré-implantation affectent la descendance. Dre Jacquetta Trasler, M.D., Ph. D., et directrice scientifique de la recherche en santé de l'enfant du Centre universitaire de santé McGill supervisera le projet.

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