La culture de donner

Par Fondation du Children,

Comme parents, on espère inculquer les notions d’entraide et d’empathie à nos enfants. N’est-ce pas le fondement de notre société? Chez nous, bien que nous ayons des revenus modestes, nous souhaitons enseigner à nos garçons de 8 ans et de 5 ans la culture de donner. Nous avons donc installé un petit rituel, ne sachant pas qu’un jour, une jeune fille malade du Children en bénéficierait.

Chaque semaine, nous donnons 1,50 $ à Benjamin et Samuel. Nous leur demandons de diviser l’argent équitablement en trois tirelires : la première tirelire sert de fonds pour un projet de longue haleine, la deuxième ira à un organisme de leur choix chaque année, la troisième sert à s’acheter des petites gâteries.

Cette année, une lettre de la Fondation de l‘Hôpital de Montréal pour enfants m’a particulièrement émue; c’est ainsi que j’ai lu à mes fils l’histoire de Rosy. Vous savez, cette jeune fille qui a eu une récidive d’un cancer au cerveau et dont la famille ne vit désormais que sur le maigre salaire du père? C’est elle qui figurait dans la campagne pour le Fonds Tiny Tim…

Mon plus vieux, Benjamin, a tout de suite saisi l’urgence de la situation : « Ce n’est pas juste Rosy qui est touchée, c’est toute sa famille », m’a-t-il dit, les yeux brillants de celui qui vient d’avoir une révélation. Du haut de ses huit ans, il a compris qu’il avait le pouvoir d’aider cette famille. « Peut-être qu’avec nos économies, nous pourrions leur payer une passe d’autobus? Ou leur essence? »

C’était décidé. Nos deux fils ont ouvert leur tirelire no 2, ils ont compté une par une les pièces de 5 cents, de 10 cents jusqu’à la dernière pièce de monnaie que contenait leur cochonnet. Puis ils se sont appliqués à écrire un mot à Rosy.

L’histoire de Rosy nous a fait comprendre combien notre santé est précaire : une fièvre, des maux de tête puis tout d’un coup, un diagnostic de cancer nous tombe dessus. Et c’est le plan d’une vie qui tombe à l’eau! Ça pourrait arriver à n’importe qui d’entre nous.

Rosy doit encore aller à l’hôpital. De savoir que notre don va à une vraie personne, dans une situation difficile, pour l’aider de manière concrète, est si valorisant. Je suis fière de mes garçons et j’espère que leur geste saura en inspirer d’autres sur l’importance de donner et d’aider les enfants malades et leur famille.

Willow Quig, Chambly

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