Dre Terry Sigman Directrice intérimaire du département de gastroentérologie

Par Fondation du Children,

La Dre Terry Sigman travaille à l’Hôpital de Montréal pour enfants depuis 20 ans, et elle a consacré beaucoup de temps et d’efforts à la collecte de fonds pour la maladie de Crohn. Nous l’avons interrogée au sujet de son dévouement à soigner les enfants et de sa motivation à devenir médecin, qui a pris naissance à la maison.

Q Quand avez-vous su pour la première fois que vous vouliez devenir médecin?

R Je crois que le choix est devenu clair lorsque j’étais au secondaire. J’ai grandi dans une famille de médecins, ce qui fait que j’ai toujours été entourée de gens qui donnaient des soins à des patients. C’était profondément ancré en moi dès mon jeune âge. J’ai d’abord obtenu un baccalauréat en psychologie à McGill, et j’ai ensuite acquis la conviction que c’était la voie à suivre pour moi.

Dr. Terry Sigman

R Les enfants sont incroyablement résilients. Comme patients, ils sont remarquables, car ils n’ont pour la plupart aucune notion préconçue de ce que signifie être malade. Ce qui m’étonne le plus, c’est la façon dont les enfants arrivent à puiser dans leur réserve intérieure d’énergie. C’est une force qu’ils ne sont bien souvent pas conscients de posséder. Leur mécanisme d’adaptation est tout simplement incroyable.

Q Et qu’est-ce qui vous a attiré vers la gastroentérologie?

R La gastroentérologie est une combinaison de travail clinique et de procédures pratiques. Vous pouvez voir de vos propres yeux ce que vous diagnostiquez. Vous travaillez également avec des patients et avec leur famille pendant de nombreuses années et vous les suivez dans toutes les étapes de leur développement. Vous développez des relations à long terme avec eux, et à cet égard, c’est particulièrement unique sur le plan des soins pédiatriques. Vous les accompagnez pendant le diagnostic, puis tout au long des procédures médicales à long terme.

Q Quelle est la partie la plus difficile de votre travail?

R Essayer de maintenir ce que nous considérons être des soins de très bonne qualité pour les patients et leur famille. Je ne suis pas la seule dans ce processus, je fais partie d’une équipe remarquable comprenant des médecins, des infirmières, des nutritionnistes, un psychologue et même une art-thérapeute, grâce aux initiatives de collecte de fonds.

Q Quelle est la partie la plus valorisante?

R Voir les patients développer leurs stratégies d’adaptation, et les aider, avec leur famille, à trouver les bons traitements. Bien sûr, le plus inspirant est de les voir prendre du mieux. C’est un travail évolutif et c’est parfois quelque chose qui se développe au fil des années. Le bien-être de nos patients est ce qui nous motive à venir travailler chaque jour.

Dr. Terry SigmanQ Selon vous, que faut-il posséder pour être un bon médecin?

R C’est une combinaison de plusieurs choses, mais je crois qu’il faut d’abord avoir de la compassion. Et il faut avoir une compréhension de soi-même et des autres, connaître ses forces et ses faiblesses. Il faut savoir quand solliciter l’avis de ses collègues et des employés de soutien afin de pouvoir donner les meilleurs soins à ses patients.

 Q Depuis que vous êtes médecin, quel est le plus grand changement auquel vous avez assisté?

R D’un point de vue médical, le nombre d’outils dont nous disposons pour diagnostiquer des maladies a augmenté de façon exponentielle. Nous comptons également sur un large éventail de médicaments que nous n’avions pas auparavant. Sur le plan de la formation des médecins, le programme a changé énormément. On met davantage l’accent sur l’art d’être médecin. Dans les facultés de médecine, on ne cherche pas uniquement à traiter la maladie, mais le patient dans sa globalité.

 Q Est-ce qu’Internet a changé des choses?

R Oui, comme pour tout le reste. Les gens se présentent souvent à un rendez-vous médical avec une tonne de renseignements qu’ils ont glanés dans Internet. Ils ne veulent plus de médecins autoritaires comme il y en avait autrefois. Ils arrivent avec beaucoup de connaissances et veulent une discussion avec leur famille. Le médecin sert encore de guide pour les traitements, mais c’est une approche des soins beaucoup plus axée sur le patient. Cela, je l’espère, correspond davantage aux patients et à leurs besoins. Il y a beaucoup d’information pertinente dans Internet, mais il y a aussi une grande partie qui n’est pas prouvée ou testée, et je dois alors diriger les patients vers les sites légitimes.

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